Never give up et Devenir IDEC : la qualité à travailler autant sur le terrain qu'en formation

Le 18 août, partout dans le monde, on célèbre le Never Give Up Day : la journée de la persévérance. Un mouvement né en 2019, aujourd'hui relayé dans plus de quarante pays, pour honorer une chose simple : la force de continuer, même quand ça devient difficile. On ne pouvait pas laisser passer cette date sans parler de ce qui, très concrètement, fait tenir une formation jusqu'au bout.

Pourquoi cette journée nous parle particulièrement

Se former en travaillant à temps plein en EHPAD ou en ESSMS, avec des semaines en 12 heures, une famille à gérer et une fatigue qui s'accumule, c'est justement l'exercice de persévérance dont parle cette journée. Pas une performance spectaculaire, mais une constance discrète : continuer un module malgré une semaine compliquée, se relever après un mois où on a pris du retard, ne pas laisser un moment de découragement décider à votre place.

C'est une persévérance qui ne se voit pas de l'extérieur, mais qui se joue dans les petits arbitrages du quotidien : la demi-heure de révision qu'on s'accorde après une garde, le message qu'on envoie à son accompagnatrice plutôt que de ruminer seule, la décision de reprendre là où on s'était arrêtée au lieu de tout remettre à « quand ce sera plus calme » un moment qui n'arrive jamais vraiment.

Ce que la persévérance ne veut pas dire

Persévérer, ce n'est pas serrer les dents seule et espérer que ça passe. C'est même souvent l'inverse : les parcours les plus solides ne sont pas ceux où personne n'a jamais douté, mais ceux où le doute a été accueilli et accompagné avant de devenir un abandon.

C'est exactement ce que rappelle le Never Give Up Day dans son message : demander de l'aide, adapter sa méthode, avancer étape par étape sont des formes de persévérance à part entière pas des signes de faiblesse.

Ce qui, concrètement, fait tenir nos apprenantes infirmières coordinatrices et coordinateurs.

Ne jamais traverser un coup de mou seule

Un module en retard, une semaine où on se dit qu'on n'y arrivera pas : c'est précisément le moment où un vrai échange, pas un mail automatique, fait toute la différence. Repérer un décrochage possible avant qu'il ne devienne définitif, c'est souvent ce qui sépare une formation abandonnée d'une formation menée à terme.

Se rappeler pourquoi on a commencé

La motivation initiale : être reconnue pour ce qu'on fait déjà, sécuriser son évolution professionnelle, ne plus exercer une fonction sans le statut qui va avec — reste le meilleur point d'ancrage dans les moments de doute. Elle ne disparaît pas parce qu'un mois a été compliqué.

Avancer par petites étapes plutôt que viser la ligne d'arrivée

La persévérance ne se mesure pas à la distance qui reste à parcourir, mais à la capacité de faire le prochain pas, même petit. Un module terminé, même en retard sur le calendrier initial, reste un module terminé.

Persévérer, c'est déjà adopter la posture d'une IDEC

Et si cette persévérance était, en réalité, une première répétition du métier que vous visez ? Le rôle d'IDEC, comme celui d'ASCo, n'est pas d'imposer un rythme à une équipe, mais de l'ajuster en permanence. Manager, c'est adapter son rythme à celui de l'équipe et à l'objectif à atteindre : ne jamais abandonner la vision, ne pas se décourager avant d'y être arrivée, mais réajuster ce qui doit l'être en chemin les étapes, l'intensité de ce qu'on demande, les canaux par lesquels on communique avec l'équipe. Un·e cadre ne renonce pas parce qu'un mois a été difficile ; il ou elle change de levier, garde le cap, et amène le collectif au bout.

C'est exactement ce que vous exercez quand vous tenez votre formation malgré les semaines chargées. Quand vous repérez un coup de mou et que vous décidez de le signaler tôt, vous faites déjà ce qu'une coordinatrice fait avec son équipe : anticiper le décrochage plutôt que le subir. Quand vous réorganisez vos révisions autour d'un planning en 12 heures, vous adaptez l'intensité et le rythme sans lâcher l'objectif. La persévérance que cette formation vous demande n'est pas seulement une condition pour réussir : c'est déjà la compétence centrale du poste que vous occuperez demain.

Pourquoi la ténacité est au cœur de ce que nous sommes

Si nous avons choisi de célébrer le Never Give Up Day, ce n'est pas par hasard. La ténacité est l'une des valeurs qui fondent Booster de Carrière parce que nous accompagnons chaque année des professionnelles qui, précisément, refusent de renoncer à faire reconnaître ce qu'elles valent. Mais la ténacité que nous défendons n'est pas celle du « tenir seule coûte que coûte ». C'est une ténacité accompagnée : celle qui consiste à ne jamais rester seule avec le doute, à réajuster plutôt qu'abandonner, à avancer même quand le pas est petit. C'est cette conviction-là que nous mettons au travail, semaine après semaine, avec chacune de nos apprenantes.

Et si vous hésitez encore à vous lancer ?

Le Never Give Up Day n'est pas réservé à celles qui sont déjà en formation. Si l'idée de vous lancer vous trotte dans la tête depuis un moment, sans que vous ayez encore osé franchir le pas, cette journée est peut-être le bon prétexte pour transformer cette hésitation en premier échange, sans engagement.

En résumé

Le 18 août, on célèbre celles et ceux qui continuent, malgré les obstacles. Se former en travaillant en ESSMS en fait clairement partie et c'est aussi, sans le savoir, un premier apprentissage du métier de coordination, où l'on apprend à tenir un cap en ajustant sans cesse le rythme. La persévérance ne consiste pas à ne jamais douter, mais à ne jamais rester seule avec le doute : c'est exactement l'accompagnement que nous construisons, semaine après semaine, avec chacune de nos apprenantes.

Vous hésitez à vous lancer, ou vous traversez un coup de mou dans votre formation actuelle ? Parlons-en.

https://calendly.com/joan_przysuski/call

FAQ

Qu'est-ce que le Never Give Up Day ? C'est une journée mondiale dédiée à la persévérance et à la résilience, célébrée chaque année le 18 août depuis sa création en 2019, aujourd'hui relayée dans de nombreux pays.

Que faire si je traverse un coup de mou pendant ma formation ? Le signaler tôt à votre équipe d'accompagnement plutôt que de le garder pour vous. C'est souvent ce qui permet de rattraper un retard avant qu'il ne devienne un abandon.

Est-ce normal de douter en cours de formation ? Oui, c'est même très fréquent. Ce qui compte, c'est d'être accompagnée dans ce doute plutôt que d'y faire face seule.

En quoi la persévérance est-elle liée au métier d'IDEC ? Coordonner une équipe, c'est adapter son rythme à celui du collectif et à l'objectif à atteindre, sans jamais abandonner la vision. Apprendre à persévérer pendant sa formation, c'est déjà s'entraîner à cette posture de cadre.


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